Le premier semestre ayant été relativement calme, le corbeau est entré en hibernation.
Ce qui n'est plus le cas maintenant.
En effet, le jeu de la spécialisation des M1 fait que certains effectifs se sont réduits comme une peau de chagrin. Résultat des courses: certains cours sont de plus en plus vides.
Si certains professeurs ne semblent pas s'en chagriner plus que cela, d'autres s'avouent relativement surpris. Ainsi les feignants qui prennent pas la peine de venir font payer aux présents leurs absences (je n'inclus pas dans mon raisonnement les étudiants qui sont obligés de travailler ou qui sont malades).
La conséquence pourrait être la suppression de certaines matières, ce qui s'avèrerait préjudiciable pour ceux qui veulent candidater certains M2.
A cela, certains invoquent leurs fatigues au sortir des partiels, leurs envies de voir leurs copains, copines, voire leur animosité envers certains professeurs, au cri de "il/elle est pas gentil(le)".
Là, mes petits amis, il serait peut-être temps de se secouer les puces parce que lorsque vous serez lâché dans la vie professionnelle, la seule chose que l'on regardera sera la compétence.
On s'en tape que le prof soit gentil, on veut qu'il soit présent, qu'il assure ses cours, qu'il assure ses corrections.
De même, si on reproche souvent aux profs(du primaire, du secondaire, du supérieur) d'être absents, on oublie souvent que les élèves et étudiants ont tendance à se comporter non pas comme des adultes responsables ou des personnes consciencieuses mais comme des clients, avec une arrogance presque inquiétante.
Première nouvelle mes amis, nous sommes des petits morveux qui n'avons encore rien prouvé à personne, à nous de prouver nos compétences et notre sérieux mais on ne nous doit rien.
D'autant plus lorsque certains ne jouent pas le jeu et se paient le luxe de tricher et de se faire attraper.
Au lieu de s'écraser et d'implorer le pardon à genoux, ils se montrent arrogants, allant jusqu'à l'insulte dans certains cas, alors qu'ils ne sont clairement pas en position de revendiquer quoi que ce soit. Et de se faire pour des pauvres petites victimes "c'est le/la prof qui est méchant(e)!" (version polie).
Il serait bon de perdre cette espèce de suffisance qui n'est en rien justifiée.
Les professeurs, les employeurs, la société en général, n'auront pas la patience de nos parents qui nous passent tous nos caprices et il nous appartient de grandir un peu.
samedi 23 janvier 2010
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