lundi 6 avril 2009

Kitsunegari

En cette douce nuit du 5 au 6 avril, à quelques semaines des partiels, force est de constater que le manque d'information au sein de la faculté est toujours aussi présent. Les dernières informations concernant la contestations de la réforme Pécresse nous proviennent surtout des autres universités mais au sein même de Jean Monnet, on ne sait toujours rien.
Les relevés de note toujours aussi sibyllins, les profs qui font cours un jour sur quatre, les pauvres secrétaires du bureau B13 qui s'en prennent plein la tronche de la part de tout le monde, les M1 qui ont eu leurs notes en intégralité pour cause de dossier, tout cela donne une impression de prise de position non affirmée.
En effet, quitte à faire une grève, une action quelconque en signe de protestation, la règle ne voudrait-elle pas que l'on envoie un message fort, percutant qui donne à réfléchir?
Au lieu de cela, la fac semble s'être installée dans une douce léthargie empêchant ainsi les "antis" de mener une action contre les contestataires.
De manière générale, tout le monde trouve à redire sur pleins de choses mais personne ne fait rien pour les dites choses changent.
Combien d'élèves sont en train de payer les pots cassés parce que certains se sentent investis d'un pouvoir suprême que personne ne vient remettre en question?
Combien de futurs professionnels vont ainsi faire semblant de défendre des causes et des faits alors qu'eux mêmes sont incapables de faire preuve d'un semblant de courage lorsqu'il s'agit de s'insurger contre une situation réellement injuste, situation ainsi légitimée?
Effectivement, il y avait un moment que le corbeau était silencieux mais peut-être que le corbeau en a marre d'hurler dans le désert...

4 commentaires:

Papi a dit…

Conservatisme et mouvement revendicatif vont rarement de paire. L'action par la grève est l'apanage des contestataires de tous bords, pas de la majorité silencieuse, surtout en fac de droit. Il est toujours délicat de vouloir protester sur un ton modéré. La modération, ou la remise en cause du mouvement initial de contestation, peut-elle s'exprimer par des actions prononcées ou doit-elle rester respectueusement verbale ?
En fait je suis pas sûr de bien comprendre le point de vue défendu : celui des grévistes de la première heure ou celui des blazés de la grève ?

Faith a dit…

Papi: ni l'un ni l'autre en fait je prône le fait que lorsque l'on veut revendiquer quelque chose, que l'on affiche clairement ses positions or en ce moment, concernant notre fac, on ne sait rien de rien, ce qui fini par taper sur les nerfs de tous le monde.
Que notre profs fassent grève ou non, qu'ils aient au moins la franchise de le déclarer haut et fort au lieu de jouer les planqués comme ils le font.

Papi a dit…

Okidoki. En même temps c'est presque déjà une révolution en soi que des profs de droit fassent grève, alors ils faut pas trop leur en demander non plus. Chaque chose en son temps :)

Faith a dit…

Surtout à JM : la dernière grève des professeurs remontent à 1983 d'après mes sources mais quand même un peu de franchise dans la vie...