samedi 24 janvier 2009

Système de dupes

Pour une fois, je vais pas "taper" uniquement sur notre chère fac mais sur un système qui touche quasiment tous les milieux scolaires: les stages.
Quand on était au collège, cela nous permettait de découvrir le monde du travail et certains d'entre nous avaient même la chance de faire des trucs intéressants.
Arrivé(e) en faculté, ou en école, on retrouve de plus en plus des annonces sur les sites de job étudiants des annonces pour des stages.
Là où il y a de quoi gueuler, c'est qu'un certain nombre d'étudiants travaillent à côté de leur études. Or comment conjuguer travail et stage quand le dit stage occupe toute la journée et ne laisse que le week-end et le soir? Faire des heures en supermarchés, hôtels ou restaurants ou magasins? Oui mais notre étudiant dort quand? Il ne dort plus.
Déjà le système est en soi un chouïa inique mais là où c'est encore plus exaspérant c'est lorsque certaines entreprises recherchent ouvertement des stagiaires parce qu'elles n'ont pas les moyens d'embaucher quelqu'un.
Or le système du stage est quand même au final d'embaucher en ferme une personne après une période donnée.
Si l'entreprise "embauchant" un stagiaire n'a pas les moyens de proposer un contrat ferme à l'issue du stage, comment appeler ce système? De l'exploitation.
Chacun voit midi à sa porte, en ce qui me concerne, j'ai un peu du mal avec ces méthodes.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis totalement d'accord, et c'est d'autant plus ridicule quand on voit l'importance donnée à ces fameux stages pour le M2!! De fait les étudiants salariés sont pénalisés; comme s'ils ne l'étaient déjà pas assez pendant le semestre!!

Surtout qu'un stage on sait ce que ça vaut quand il a été fait en L1, L2, ou L3, dans la grande majorité des cas, l'étudiant connaissait quelqu'un, qui connaissait quelqu'un....

Faith a dit…

Le problème c'est que tout le monde perpétue le système des stages, aussi bien les entreprises, que les cabinets, que les professeurs, que les étudiants.
Au lieu de faire grève pour des questions de chercheurs et de réformes, les professeurs feraient mieux de s'interroger sur la pertinence des stages.
Mais là effectivement, comme ils sont les premiers à en profiter, ils la bouclent, de même que les pseudos-syndicats étudiants qui toujours promptes à râler sur des conneries sont bizarrement silencieux sur la question.